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Formations

 
Les activités de montagne sont-elles dangereuses ?      
 
Si on liste les accidents sur une année, on se dit que, bien sûr, jamais je n'irai en montagne !      
Mais si on analyse cette liste, on trouve :
  • la famille qui est descendue à pied, mal chaussée, à la nuit tombée, car elle avait loupé l'heure de la dernière benne descendante.
  • la glissade mortelle sur névé (il y a juste 10 mètres à traverser, on ne va quand même pas chausser les crampons pour si peu !)
  • le canyonneur qui avait déjà descendu ce canyon (à l'aise, les doigts dans le nez) mais ce jour-là, il y avait 20 cm de plus de niveau d'eau.
  • la crevasse qui attend sournoisement l'inconscient (au sens propre du terme), qui n'a pas conscience que sous 50 cm de neige fraîche le vide est caché.
  • l'escaladeur (7b à vue) qui ne met pas son casque au pied des falaises et qui reçoit un mousqueton d'une hauteur de 40 m.
  • la cordée qui est quand même partie à l'Aiguille Verte par risque d'orage, car deux jours après, il fallait rentrer à Paris.
  • le groupe de raquetteurs pris par l'avalanche (risque 4, mais encore faut-il savoir ce que cela signifie...)
et la liste n'est pas limitative !

Tous ces cas étaient évitables et auraient pu être évités par une formation adéquate.

 

Dès le début, Vil-Py a été très attentive à la formation de ses adhérents. On citera par exemple les formations : 

  • à l'alpinisme (encordement, marche en crampons, arrêt de glissade au piolet, etc...)
  • à la météo (fronts chaud et froid, risques d'orage, brises et vents, pression atmosphérique, isotherme, etc...)
  • aux premiers secours (20 vilpyrénéistes ont obtenu le diplôme AFPS délivré par les pompiers de Villefranche)
  • à la nivologie (structure de la neige, plaques à vent, avalanches de poudreuse, utilisation des ARVA, etc...)
  • au repérage (la boussole, l'altimètre, lecture de carte au 1/25000,  prise d'azimuth, se débrouiller dans le brouillard, calculer un horaire, etc...)

Ces formations ont à coup sûr contribué à la sécurité de nos sorties. Et on va continuer ainsi. 

Elles sont effectuées de diverses manières : 

  • organisation par un vilpyrénéiste compétent dans un domaine donné (formation météo, par Jean-Pierre Lafon, par exemple)
  • échanges réciproques d'expériences et de savoirs avec un autre club de montagne (l'Alpina de Millau, à plusieurs reprises)
  • organisation par le Comité Départemental FFME de l'Aveyron (formation au "terrain d'aventures" dans les gorges de la Truyère)
  • formations subventionnées par Jeunesse et Sports (équipements de falaises au Roc du Gorb)
  • sans oublier les formations organisées au niveau national par la FFME

et la liste n'est pas limitative !

 
Non, la liste n'est pas limitative, car au refuge on apprend à régler et lacer les crampons, à la pause repas on regarde le paysage carte et boussole en mains, et en haut de la cascade Gilles nous enseigne comment monter un rappel débrayable. Chaque sortie peut être une occasion de se former... et de devenir formateur, à son tour, et selon ses compétences.
 
Pour terminer, les pitchouns (qui ont commencé l'escalade à 7 ans et qui en ont maintenant 14) non seulement savent grimper en sécurité, mais aussi expliquent et enseignent aux nouveaux les techniques d'assurage.
 
Ce n'est pas de la formation, ça ?